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En route pour
Guide de safari en Afrique du Sud
Rêveries contemplatives en Afrique de l'Est
Les derniers édens d'Afrique australe
Chapitre V
Chapitre précédent : Les derniers édens d'Afrique australe
Cette "expédition de noces" nous a mené pendant 6 mois à travers l'Afrique du Sud, le Swaziland, le Botswana, la Zambie et la Namibie. En tenant compte des 3 voyages précédents, nous avons déjà parcouru plus de 50 000 km en Afrique, aussi bien en 4X4 qu'en simple voiture de tourisme. Ces 12 mois de safari nous auront ainsi permis de visiter 70 parcs, réserves et conservatoires, dont certains plusieurs fois.
Une nouvelle aventure commence à présent : 3 semaines seulement après notre retour en France, nous avons repris le chemin de l'Afrique pour nous installer dans le pays qui nous a toujours le plus fasciné, la Namibie...
Depuis la parution en 1890 du livre de Henry M. Stanley, In Darkest Africa, "l'Afrique ténébreuse" était un terme couramment utilisé dans la littérature anglo-saxonne pour désigner l'intérieur du continent africain dont les forêts mystérieuses fascinaient les Occidentaux. En 1923 était publié In Brightest Africa : l'explorateur Carl E. Akeley y racontait ses cinq grands voyages en Afrique de l'Est. Son "Afrique resplendissante" semblait contester l'expression à la fois sensationnaliste et défavorable que Stanley avait accolé à une nature certes inhospitalière, mais pourtant éblouissante à celui qui savait en apprécier la beauté. Notre expérience est similaire car l'Afrique que nous avons traversé a souvent été "resplendissante".
AFRIQUE DU SUD
Lieux du tournage de la célèbre série sud-africaine "Shaka Zulu".
Le défunt Henry Cele a brillamment interprèté le rôle de Shaka, le fondateur du royaume zoulou.
Guerrier zoulou (The Kafirs illustrated, Georges F. Angas, 1849).
Site de l'ancienne capitale de Shaka Zulu (1787-1828), à Bulawayo.

Réserve de Hluhluwe-Umfolozi.
Ombrette africaine.

Zèbre de Burchell.

Guêpier nain.

Impala mâle.

Martin-chasseur à tête brune.

Patrouille anti-braconnage.
La réserve de Hluhluwe-Umfolozi a sauvé de l'extinction les rhinocéros blancs du Sud qui avaient été massacrés au 19ème siècle par les chasseurs européens. En 1885, il ne subsistait plus qu'une vingtaine de spécimens dans la province du Natal. Les effectifs étaient remontés à 17 480 rhinocéros blancs en 2007 (source IUCN) grâce à un ambitieux programme d'élevage mené à partir des années 1950. Or depuis 2008, le braconnage des rhinocéros blancs et noirs qui s'était stabilisé au cours des 15 années précédentes a repris dans des proportions alarmantes. En Afrique du Sud, un pays qui abrite 90% de la population mondiale de rhinocéros, près d'un millier de spécimens ont déjà été abattus par les braconniers en seulement 4 ans (2008-2011). Actuellement, un rhinocéros est tué chaque jour, et malgré leur bonne volonté, les autorités sud-africaines semblent impuissantes. Des complicités sont assurées au sein même des parcs parmi les rangers, et parfois les vétérinaires ou les hauts dirigeants. Les braconniers sont rodés à toutes les ruses : il leur arrivent notamment de revêtir des uniformes de rangers. Pour échapper aux patrouilles anti-braconnage, les trafiquants opèrent la nuit et utilisent les technologies les plus modernes : hélicoptères, silencieux, tranquillisants vétérinaires, équipements de vision nocturne.

La corne de rhinocéros vaut actuellement plus de 50 000 USD le kilo sur le marché asiatique. Les braconniers africains ne récupèrent qu'une infime partie des bénéfices de ce trafic, mais ils sont prêts à risquer leur vie pour quelques liasses de billets qui peuvent représenter plusieurs années de salaires dans leur pays. Un recueil de médecine chinoise datant du 16ème siècle, le «Bencao gangmu», vantaient les mérites de la corne de rhinocéros pour soigner la typhoïde, les furoncles, les vomissements, les hallucinations, les maux de tête, les morsures de serpents, les intoxications alimentaires et la possession du démon. De nos jours, des croyances toutes aussi infondées sont encore largement répandues en Asie du Sud-Est : elles prêtent notamment à la corne de rhinocéros des vertus thérapeutiques dans le traitement des fièvres et des rhumatismes. Au Vietnam, on pense même que le précieux appendice consommé en copeaux ou en poudre peut soigner le cancer.
Réserve de Mkhuze.

Pintade de Pucheran.


Jeune nyala mâle.

Phacochère mâle.

Rhinocéros blanc mâle.





SWAZILAND
Parc national de Lhane.


Rhinocéros blanc.




Ibis hagedash.
Ce lion rencontré en fin d'après-midi rugit pendant une bonne partie de la nuit à moins de 500 mètres de notre tente : Camille obtient ainsi d'excellents enregistrements avec sa parabole.

Parc national de Mlilwane.
Les petites falaises qui surplombent cette rivière nous permettent d'observer longuement ce crocodile du Nil qui nage en ondulant la queue.




Mlilwane, 1972.
Pour revenir en Afrique du Sud, nous choisissons d'emprunter une route qui nous semble être un raccourci à travers les montagnes. Or notre carte est assez imprécise et la route se transforme bientôt en une piste forestière qui se révèle interminable avec une voiture "playmobile" en surcharge. Au bout de 2 heures à rouler au bord de falaises vertigineuses sans croiser âme qui vive, nous atteignons finalement le poste frontière installé au passage d'un col. Morale : mieux vaut faire un long détour sur une route goudronnée que de prendre un raccourci sur une mauvaise piste...
AFRIQUE DU SUD

Parc national Kruger.

Quand j'étais guide de safari dans un lodge près d'Hoedspruit, en Afrique du Sud, j'emmenais deux fois par semaine nos clients dans le parc Kruger. Je m'étais alors promis de revenir un jour dans ce magnifique sanctuaire pour y passer plus de temps, et je réalise enfin ce rêve : nous allons redécouvrir le parc Kruger durant 3 semaines.
Calao à bec jaune.





Un qui creuse et cinq qui le regardent faire.
Calao terrestre.


Lycaon.


Musée du camp de Berg-en-Dal.


Tamboti Tent Camp.
Rivière Olifants.


Jacana africain.

Impala lily.
Potamochère.

Grands koudous.

Vervet.

Calao à bec noir.

Barbican promépic.


Jeune buffle d'Afrique.

Varan du Nil.

Bibliothèque Stevenson-Hamilton au camp de Skukuza, un endroit que je trouve passionnant car j'adore les vieux livres et les récits d'aventures en Afrique.
Ombrettes africaines.

Oréotrague femelle.

Oréotrague mâle.

Tamboti Tent Camp.

Francolin du Natal.

Phacochère femelle.


Impala mâle.

Mangouste naine.


Civette africaine.


Calao à bec rouge.

Jeunes babouins chacma.

Hyène tachetée.


Léopard.

Jeune guib harnaché.

Vanneau à tête blanche.

Camp de Mopani.

Guib harnaché femelle.



Jeune cob à croissant.

Martin-pêcheur géant.

Point de vue de Tshanga.
Ecureuil de Smith.

Touraco concolore.
Koudou mâle.

Petit duc africain.


Raphicère de Sharpe.




Parc national de Mapungubwe.

Sentes animalières.
Le fleuve Limpopo délimite la frontière avec le Botswana et le Zimbabwe.
Balançoire sur un baobab.
Promenade dans la canopée, au bord du Limpopo.


Guêpiers à front blanc.

Oie d'Egypte.


Jeune guib harnaché mâle.


Des amis belges rencontrés au parc Kruger nous invitent dans la réserve où ils ont passé une année à vivre dans une tente-safari et à recevoir des touristes dans leur bush camp. Après une marche à travers les roches roses pour aller découvrir des peintures de Bushmen dans une grotte, nous prenons un rafraîchissement sur la terrasse du lodge, face aux paysages grandioses de Mapunbugwe et ses délires géologiques. Nos amis nous font ainsi partager leur rêve, malheureusement interrompu, et dont ils gardent un peu de nostalgie. La vie continue sans eux dans la réserve, et le léopard vient toujours s'abreuver dans la piscine à l'aube...
Traces de léopard .
Parc national de Marakele.
En roulant en direction du parc de Marakele, nous apercevons au loin un ciel noir, effrayant et de mauvais augure : la nuit en plein après-midi ! La pluie se met soudain à tomber drue, mais avec un crépitement étonnamment fort : nous réalisons tout à coup que nous sommes tombés dans tempête de grêle. Nous cherchons alors refuge sous un acacia. Accroupis sur nos sièges, nous tenons le pare-brise de peur qu'il n'éclate sous les grêlons gros comme des billes... Cet interlude nous met en retard, et quand nous arrivons à la porte du parc, il faut téléphoner à la réceptionniste qui est rentrée chez elle pour qu'elle vienne nous apporter la clé de la tente-suite que nous avons réservé. Après une heure de route dans la nuit, au cours de laquelle nous manquons de heurter un gnou qui traverse la piste sans regarder, nous arrivons enfin à destination au bord d'un lac d'altitude. Ce n'est que le lendemain que nous pouvons découvrir la vue splendide qui s'offre à nous.

La promenade en voiture jusqu'au "sommet du vautour", le mont Lenong, est probablement une des plus belles que nous ayons faites en Afrique...
Jeune daman des rochers.



Tsessebes.

Jeune gnou bleu.

Camille repousse l'attaque d'une autruche un peu caractérielle.
Réserve de Pilanesberg.
Grande aigrette.

Héron cendré.

Rhinocéros blanc et corbeau pie.

Pilanesberg Centre.
Bakubung Lodge.
Damans des rochers.

Touraco concolore.




Traces creusées dans la roche par les chariots des années 1900.
Grande aigrette.

Suricates.







Sun City.
Notre passage à Pilanesberg est l'occasion de visiter Sun City et son "Palais de la Cité Perdue", un hôtel de luxe d'inspiration africaine connu dans le monde entier. Or, nous découvrons qu'il y a 3 jours d'attente pour les tours du palace. Passablement frustrés, nous lançons l'Opération "A la française" : au lieu de prendre le train jusqu'au Casino comme tous les visiteurs extérieurs qui ne séjournent pas à Lost City, nous roulons jusqu'au golf où nous garons notre voiture. Après quoi, nous marchons jusqu'à l'entrée du palace pour franchir le poste de sécurité. Je prend un air innocent et joue au touriste affairé à prendre des photos : l'agent de sécurité ne prête guère attention à nous, car il est très occupé à réguler la circulation. En voyant Camille avoir un moment d'hésitation, je lui ai fait un signe énergique pour qu'elle m'emboîte le pas. Ca y est, nous y sommes ! Nous découvrons alors que le palace accueille les South African Sport Awards. Au milieu des convives en tenue de soirée, nous déambulons dans les salles luxueusement décorées, tout contents de notre succès. Toutefois nous ne pousserons pas le vice jusqu'à prendre une pâtisserie au buffet du restaurant, sous l'immense fontaine d'éléphants !
Sun City possède un centre équestre.
Le golf Gary Player, à Sun City.
En route vers le Botswana, nous sommes arrêtés à un barrage de Police. Et là, surprise, le fonctionnaire nous fait remarquer à juste titre que nous roulons avec un véhicule qui n'est plus assuré depuis 3 semaines ! Camille gère le problème en quelques appels téléphoniques, et une heure plus tard, un employé d'Europcar nous apporte une nouvelle voiture. Nous considérons finalement que nous avons gagné au change avec cet incident car notre véhicule est plus confortable que notre précédente voiture "playmobile".
Commentaires sur En route pour Un printemps en Namibie Guide de
Merci pour vos belles photos! Vous devez avoir du bon matos pour avoir un aussi bon rendu!
Que de belles photos! Ton voyage au cœur de l'Afrique fait vraiment rêver!
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